Accueil » Problème de santé » Les différents stades de la maladie de Lyme

La maladie de Lyme ou Borreliose

La maladie de Lyme, est due à la bactérie Borellia.

Elle évolue en plusieurs phases.

Mais cette évolution n’est pas toujours évidente. Car une phase peut manquer ou passer inaperçue.

De plus, les différents symptômes peuvent quelquefois se trouver mélangés…

Tout cela ajouté, fait que le tableau n’est pas toujours évocateur de la maladie de Lyme. 

Quoiqu’il en soit, il est possible de distinguer classiquement 4 phases :

Phase primaire

La phase primaire, précoce, localisée, est limitée au point d’inoculation. Mais il est important de se rappeler qu’elle n’est pas obligatoire.

A ce stade la guérison spontanée est quelquefois possible.

Les signes se caractérisent par la survenue d’un érythème (rougeur) cuisant, grossièrement circulaire et centré sur la piqûre de la tique. Il peut dépasser 5 cm de diamètre (atteignant quelquefois jusqu’à plusieurs dizaines de centimètres).

C’est l’ « érythème chronique migrant » de Lipschutz.

Il survient de 3 à 30 jours après la piqûre.

Dans la 2e semaine de son apparition, il pâlit en son centre.

Dans tous les cas, il disparaît au bout de quelques jours à quelques semaines. Il est possible qu’il persiste plus longtemps s’il est situé sur les membres inférieurs.

Cette phase s’accompagne souvent d’un état fébrile avec des frissons, des courbatures, des douleurs articulaires, voire des maux de tête.

Les prises de sang n’apportent aucune information particulière à ce stade.

La phase secondaire

La phase secondaire, précoce, disséminée correspond à la dissémination de la bactérie dans l’ensemble du corps. Elle débute quelques semaines à quelques mois plus tard.

Une guérison spontanée est encore possible.

Nous retrouvons ici :

  • Des signes cutanés : souvent semblables à l’érythème chronique de la 1ère phase, ou sous forme de nodule situé au niveau du pavillon d’une oreille ou d’un mamelon.
  • Des signes neurologiques : méningites, névrites (inflammation des nerfs) souvent très douloureuses avec des maux de tête et une sensibilité cutanée exacerbée.
  • Des signes rhumatologiques : atteintes de plusieurs articulations – dont souvent un genou – qui deviennent enflées, chaudes, rouges et douloureuses. Ce rhumatisme évolue par poussées espacées de périodes de rémission d’environ un mois.
  • D’autres organes peuvent être atteints comme le cœur (myocardite, trouble du rythme), les poumons (essoufflement), les yeux, etc..

La phase tertiaire

La phase tertiaire, tardive, survient des mois, voire des années après l’infection. Elle se remarque par :

  • Des manifestations neurologiques et des lésions démyélinisantes proches de la sclérose en plaque.
  • Des signes rhumatologiques présentant des signes proches de la polyarthrite rhumatoïde.
  • Des signes dermatologiques constituées de plaques violacées évoluant vers la sclérose associée à des arthrites et des neuropathies.

De nombreux auteurs ont vu – lorsque la borreliose évolue vers la phase tertiaire – une cause possible de maladies semblables à la fibromyalgie, la sclérose en plaques, la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose latérale amyotrophique, la fatigue chronique, la spondylarthrite ankylosante… voire aussi à des dépressions sévères, des migraines, la maladie d’Alzheimer…

Car la borrelia évoluant de manière chronique, finit par perturber gravement, voire bloquer le système immunitaire de la personne ce qui lui induit une fatigue chronique.

Par ailleurs, la flagelline, une protéine contenue dans les flagelles de la borrelia, déclenche la formation d’anticorps contre la myéline (une protéine proche par sa composition) qui entoure les nerfs, phénomène que nous rencontrons dans la sclérose en plaques et autres maladies neurologiques.

Pour ces raisons, la borréliose chronique peut être responsable de ces difficiles maladies.

Syndrome post-maladie

Le syndrome post-maladie de Lyme est aussi appelé « maladie de Lyme chronique » ou encore « post-Lyme »

Quelquefois malgré un traitement antibiotique à dose efficace et précoce, des patients se plaignent de symptômes résiduels comme :

  • des maux de têtes,
  • des arthrites,
  • des douleurs musculaires,
  • une fatigue chronique,
  • des transpirations excessives,
  • des bouffées de chaleur,
  • des engourdissements,
  • des mouvements nerveux,
  • des troubles de la mémoire,
  • une perte de l’audition,
  • une humeur variable,
  • une dépression,
  • des vertiges,
  • des troubles du sommeil,
  • une raideur cervicale.

La présence d’un ou plusieurs de ces signes indique que la borelliose est toujours présente à l’état chronique.

Luc Bodin

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