Accueil » Problème de santé » La fibrillation auriculaire (FA) ou Tachyarythmie

Signes et diagnostic de la fibrillation auriculaire

La Fibrillation Auriculaire (FA) encore appelée Fibrillation Atriale est une maladie du cœur qui touche 1 à 2 % de la population en France, soit environ 1 million de personnes. Sa fréquence augmente avec l’âge. Signalons qu’elle est prise en charge à 100 % par la sécurité sociale.

Elle provient d’un trouble de conduction nerveuse entre les oreillettes et les ventricules dont on ne connait pas la cause. On évoque tout de même, l’hypertension artérielle, l’hyperthyroïdie et l’insuffisance coronarienne (angine de poitrine, infarctus) comme pouvant en être l’origine. Mais la plupart du temps aucune n’est retrouvé.

Ce trouble de conduction induit des battements cardiaques désordonnés (arythmie) et accélérés (tachycardie) qui fatiguent le coeur à long terme et peut induire une insuffisance cardiaque.

Les symptômes sont souvent une sensation de gène dans la poitrine ou de battements cardiaques désordonnés, de palpitations, d’essoufflement (dyspnée) surtout à l’effort, de vertiges et d’étourdissement pouvant aller jusqu’à des pertes de connaissance, une fatigue générale inexpliquée… Quelquefois, aucune gène n’est ressentie et la fibrillation est détectée lors d’un examen pour une autre cause.

Le diagnostic est fait sur un simple ECG. La pose d’un holter permettra de savoir si la FA est permanente ou non.

Les traitements de la Fibrillation Auriculaire

Une complication grave de la FA est la constitution de caillots dans les oreillettes. Ceux-ci peuvent ensuite migrer vers les poumons (embolie), le coeur (infarctus) ou le cerveau (accident vasculaire cérébral AVC). C’est pourquoi la mise sous anticoagulant est indispensable en cas de FA. Une recherche d’hyperthyroïdie est aussi recommandée.

La réduction de la FA pour faire revenir le cœur en rythme sinusal (normal) est important pour éviter le risque de survenue d’insuffisance cardiaque. Plusieurs techniques peuvent le permettre.

  • Mais l‘abstention thérapeutique (sauf les anticoagulants) peut être discutée si la FA est bien supportée… bien que des auteurs recommandent tout de même de tenter de la réduire afin d’éviter tout risque d’insuffisance cardiaque ultérieure.
  • Les antiarythmiques (comme la flecaïnide) et les béta-bloquants (comme le Bisiopropol) vont limiter la tachycardie qui peut s’élever de manière importante lors des efforts, mais aussi tenter de réduire la FA. Ils sont à essayer en première intention, mais leur efficacité est limitée.
  • La cardioversion consiste à envoyer une décharge électrique au cœur sous anesthésie générale (de quelques minutes) pour le remettre en rythme sinusal. Son taux de réussite est de 90 %, mais celui des rechute est aussi du même ordre.
  • L’ablation par cathéter est destinée à détruire les zones où sont conçues les signaux électriques anormaux générant la FA qui se situe au niveau des veines pulmonaires. Les résultats sont le long terme semblent satisfaisants concernant le pourcentage de récidives.

Quelle que soit la technique utilisée, il convient de poursuivre la surveillance cardiaque… En l’absence de récidive, se pose la question de savoir combien de temps faut-il poursuivre les traitements anticoagulant et anti-arythmique donnés dans ce cas à titre préventif.

Luc Bodin

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