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Le Syndrome de Fatigue Chronique (SFC) est un diagnostic d’élimination

Lorsqu’une fatigue perdure depuis plus de six mois, qu’aucune cause n’est retrouvée et qu’il n’y a pas d’état dépressif, les médecins évoquent le diagnostic de « syndrome de fatigue chronique ». Celui-ci toucherait selon les sources entre 0,5 et 3 % de la population en France.

Les premiers cas ont été signalés en Irlande en 1948 et en Angleterre en 1955. Puis, ce fut aux USA où toute une population fut touchée par cette fatigue chronique à la suite d’une infection par le virus de l’herpès.

Plusieurs causes ont été évoquées pour expliquer cette maladie : nerveuse, infectieuse, génétique, auto-immune, psychologique… sans qu’aucune n’ait été retrouvée dans toutes les situations.

Les signes de la SFC

La fatigue est intense. Elle est aggravée par les activités physiques même modérées ce qui entraîne une réduction de plus de la moitié de celles-ci. Quelquefois, il s’agit de coup de « pompe intenses » et répétés.

La fatigue s’accompagne d’un cortège de signes mal étiquetés mais très invalidants :

  • troubles de la mémoire et de la concentration,
  • irritation de la gorge,
  • douleurs musculaires et articulaires,
  • présence de ganglions douloureux,
  • maux de tête,
  • sommeil non réparateur…
  • Et

Par ailleurs, l’examen physique ainsi que toutes les analyses, demeurent normaux.

Le diagnostic de « syndrome de fatigue chronique », n’est posé qu’une fois avoir éliminé tous les autres diagnostics possibles... ce qui peut prendre bien du temps.

Le traitement de la SFC

Le traitement conventionnel se limite souvent à soulager les symptômes, ce qui est certes important, mais ne solutionne pas le problème. Il se compose de :

  • médicaments anti-douleurs : antalgiques, anti-inflammatoires, cortisone, anti-dépresseurs…),
  • médicaments plus spécifiques comme les antagonistes de la sérotonine (prégabaline, tropisétron), les agonistes dopaminergiques (pramipexole, ropiniriole),
  • l’exercice physique,
  • thérapies cognitives et comportementales.

Les approches naturelles

Les traitements naturels apportent des solutions novatrices. Ils s’intéressent notamment :

  • Au facteur déclenchant de la maladie : choc émotionnel, vaccin, intervention chirurgicale, infection… qu’il convient de traiter en premier lieu. Sa solution peut suffire quelquefois à guérir la fatigue chronique…

  • A l’alimentation, conseillant une alimentation méditerranéenne, variée, riche en crudités, fruits, huile d’olive et poissons… Elle doit aussi être exclusivement biologique et si possible pas trop cuite.

  • Aux troubles intestinaux souvent associés et pouvant être à l’origine d’encrassement, de carences, de réactivations infectieuses, de maladies auto-immunes et d’allergies. Le régime du Dr Seignalet (avec notamment l’exclusion des laitages et du gluten), la prise de probiotiques et de substances stimulant la muqueuse intestinale (glutamine, chlorophylle, argile, zinc …) sont indispensables.

  • La recherche de réactivations infectieuses : le candida albicans est souvent présent, ainsi que la borellia, les mycoplasmes, le staphylocoque doré, les virus EBV ou CMV… Ces germes peuvent être la cause de la SFC. Leur mise en évidence doit être systématiquement traités. 

  • Une détoxication de l’organisme des métaux lourds (mercure, nickel, argent), des pesticides et autres polluants, doit être réalisée lorsque les analyses indiquent l’existence d’une telle intoxication.

  • Un apport de magnésium, de co-enzyme Q10, d’antioxydants, de fer (en cas de carence), de zinc, de vitamines C, D et B, d’iode… Leur utilisation doit être orientée par une analyse sanguines.

  • L’éloignement des champs électromagnétiques est aussi important. Car ceux-ci peuvent induire des perturbations sournoises et provoquer des fuites énergétiques.

  • D’autres recherches sont intéressantes à réaliser :
    • problèmes dentaires et de l’articulé temporo-maxillaire (articulation de la mâchoire),
    • problème ostéopathique notamment de la colonne cervicale et des os du crâne,
    • état nerveux chronique,
    • manque d’oxygène notamment en cas de problème pulmonaire ou d’apnée du sommeil,
    • acidose de l’organisme,
    • maladie auto-immune…

Ainsi, à la difficulté de poser le diagnostic de « syndrome de fatigue chronique », s’ajoute celle de traiter cette maladie. Aussi, faut-il s’armer de patience. Ceci est vrai autant pour la personne malade que pour le médecin traitant.

Quoiqu’il en soit, toute fatigue nécessite un changement de mode de vie chez la personne : modification de son rythme de travail, prise de temps de repos, loisirs, alimentation équilibrée… mais surtout développement d’une activité (personnelle ou professionnelle) correspondant à ses aspirations profondes….

Luc Bodin

Pour en savoir davantage sur la SFC, voir le livre « Fatigué ? Fibromyalgie ou syndrome de fatigue chronique ?  » de Luc Bodin aux éditions du Dauphin. Pour l’acheter, cliquer sur le lien :  » ACHAT « 

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