La nature n’aime pas le vide
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L’usage de certains désherbants (heureusement aujourd’hui interdits) éradiquait les mauvaises herbes (ou prétendues telles). Mais par la suite d’autres plantes se développaient sur l’endroit devenu vacant…
C’est ainsi que je me pose la question de savoir si la lutte engagée par la médecine contre les infections avec les vaccins, les antibiotiques et autres, n’est pas utopique. Car depuis que certaines infections ont été maitrisées par ces procédés, d’autres sont apparues comme le coronavirus, le zika, les grippes aviaire ou porcine, l’ébola, le sida… sans oublier les germes multirésistants responsables de maladies nosocomiales. La nature n’aime pas le vide. Alors je m’interroge pour savoir si nous ne sommes pas en train de troquer des infections connues contre d’autres plus redoutables dont nous ne connaissons rien ?
Les bactéries et les virus existaient avant l’homme. Ils sont présents dans des endroits où la vie normale ne peut pas se développer comme dans la lave, sous la haute pression des glaces polaires, dans les grandes profondeurs des océans… Ainsi, les germes peuvent vivre sans l’homme alors que celui-ci ne peut pas vivre sans elles. En effet, les flores intestinales, buccales et vaginales sont des exemples de leurs actions bénéfiques – voire indispensables – sur le fonctionnement de nos organismes. Nous serions ainsi constitués de 10 fois plus de germes que de cellules !
Quelle serait alors la solution pour éviter les maladies infectieuses ? Pour répondre, il nous faut revenir à l’essentiel : « Le germe n’est rien et le terrain est tout ». Ce n’est pas en combattant ces micro-organismes que nous gagnerons, mais c’est en renforçant nos organismes. Comme disait Luc Montagnier concernant le sida : si nous donnions des conditions de vie normales aux Africains : habitats, hygiène, soins, alimentation, eau potable, sécurité… il est certain que les infections fondraient là-bas comme la neige au soleil. Sur le même principe, savez-vous qu’un SDF en France qui souffre d’un manque d’hygiène, de conditions de vie déplorables et de malnutrition, présente une espérance de vie qui n’excède pas 50 ans ? Dans nos pays, ce sont le stress, les peurs et la fatigue qui sont les grands responsables de l’affaiblissement de nos organismes à cela s’ajoutent la pollution et la malbouffe. Les nombreux décès de la tristement célèbre grippe espagnole provenaient essentiellement des conditions de vie de l’époque : peurs, angoisses, malnutrition… liées à la guerre… la virulence du germe a fait le reste.
Les germes possèdent une certaine intelligence. Ainsi, les virus se passent le mot, pour arrêter leur développement au sein d’une cellule lorsque cela risque de la détruire, ce qui ferait disparaitre du même coup l’hôte dans lequel ils évoluent. Des études réalisées dans l’eau du Gange ont montré que celle-ci ne contenait pas davantage de germes qu’un autre fleuve malgré l’insalubrité de l’environnement. L’explication serait qu’un équilibre se serait organisé parmi les populations bactériennes afin de limiter une surpopulation préjudiciable.
Il serait donc souhaitable de changer notre regard sur ces micro-organismes parce qu’ils sont légion et en perpétuelles mutations. Comme nous ne pouvons pas les contrôler alors apprenons à développer le pouvoir de notre terrain… notamment des défenses de notre organisme afin de vivre en harmonie avec eux.
Luc Bodin

























