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De la chronobiologie à la chronothérapie

Nous avons évoqué dans un article comme la chronobiologie avait conduit à la chronothérapie (LIEN).

Dans un premier, il a été mis en évidence qu’une thérapie n’avait pas le même effet selon la période où elle était administrée au cours d’un protocole thérapeutique anti-cancéreux.

L’efficacité des traitements varient en fonction de la période où ils sont administrés

Un traitement n’a pas les mêmes effets selon les périodes où il est administré. Ceci a été mis en évidence par une étude réalisée chez des rats porteurs de tumeurs. Il lui a été injecté une seule dose de chimiothérapie :
1e groupe : l’injection a été faite 4 jours avant l’intervention.
2e groupe : le jour même de l’intervention.
3e groupe : 4 jours après l’intervention.

Le meilleur résultat fut obtenu avec l’injection le jour de l’intervention : meilleure efficacité sur les récidives locales, les ganglions et le métastases. Ainsi, selon le moment où un médicament est administré, son effet n’est pas identique sur l’évolution de la maladie.

La chronothérapie en cancérologie

En allant plus loin et suivant les observations de la chronobiologie, il a été démontré que les chimiothérapies n’avaient pas les mêmes effets selon l’heure de leur administration.

« La pratique de la chronothérapie s’est développée au cours de ces dix dernières années pour les cancers du colon, du sein, des ovaires, du pancréas et des reins. Les médicaments utilisés en chimiothérapie étant très toxiques, la chronothérapie permet d’augmenter considérablement leur tolérance et leur efficacité. On utilise des pompes programmables qui permettent d’administrer des anticancéreux en continu, mais à des doses plus élevées au moment où la tolérance du patient est la meilleure. Ce dernier accepte mieux sa maladie, la poursuite d’un traitement lourd, et gagne beaucoup en confort et qualité de vie, car il peut être traité à domicile. Grâce à cette méthode, la rémission des cancers du colon, par exemple, a été multipliée par deux, et les effets secondaires considérablement diminués. Autre avantage, la réduction des coûts ». (journal « Dossier Familial » 347 décembre 2003 p61)

La chronothérapie pour beaucoup d’autres médicaments

Ce phénomène est également valable pour d’autres traitements comme l’aspirine et les anti-inflammatoires qui seraient plus efficaces et surtout présenteraient moins d’effets indésirables lorsqu’ils sont administrés le soir comme les indiens le faisaient avec l’écorce de saule (dont est tiré l’aspirine, acide salicylique). Or, ces remèdes sont fréquemment utilisées en cancérologie contre les maux présentés par les personnes malades.

Tout ceci indique que de nombreuses recherches devraient être menées parce que ce phénomène doit se retrouver chez la plupart des traitements conventionnels… reste à déterminer le meilleur moment de leur administration.

Luc Bodin

Vidéos de Luc BODIN en liens :

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