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L’histoire du pot fêlé

par | Août 17, 2025

L’histoire du pot fêlé

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En Inde, un porteur d’eau possédait deux grands pots, suspendus aux extrémités de la perche qu’il portait en travers des épaules. L’un d’eux, fêlé, n’arrivait toujours qu’à moitié plein au terme de la longue marche entre la rivière et la maison du maître, alors que l’autre, intact, était toujours aussi rempli. Cela continua ainsi pendant deux années entières, le porteur ne livrant chaque jour qu’un pot et demi d’eau à la maison de son maître.

Le pot sans défaut était bien sûr fier d’accomplir parfaitement ce pourquoi il avait été fait, alors que le pauvre pot fêlé était honteux de son imperfection et malheureux d’accomplir seulement la moitié de sa tâche. Au terme de ces deux années, qu’il avait perçu comme un échec amer, un jour près de la rivière, il dit au porteur d’eau :

  • J’ai honte de moi-même et je voudrais te présenter mes excuses.
  • Pourquoi ? demanda le porteur. De quoi as-tu honte ?
  • Je me sens coupable, dit le pot, de ne livrer depuis deux ans que la moitié de ma charge, cela à cause de cette fissure à mon côté par où l’eau s’écoule tout au long du chemin de retour vers la maison de ton maître. Du fait de mon défaut, tu as accompli tout ce travail sans obtenir la juste récompense de tes efforts.

Peiné pour le pot fêlé, le porteur d’eau lui répondit :

  • En repartant vers la maison du maître, tu observeras les belles fleurs le long du sentier.

En effet, comme ils montaient la colline, le vieux pot fêlé remarqua que le soleil réchauffait de belles fleurs sauvages au bord du chemin et cela le réconforta un peu. Cependant en fin de parcours, il se sentit mal de nouveau car il avait perdu la moitié de son chargement, et à nouveau il demanda au porteur d’excuser sa fêlure.

Le porteur dit au pot :

  • As-tu remarqué qu’il y avait des fleurs seulement de ton côté du chemin et non du côté de l’autre pot ? C’est parce que j’ai toujours connu ton défaut et que j’en ai tiré parti. J’ai planté des graines de fleurs sur ton côté du chemin, et, chaque jour, à notre retour de la rivière, tu les arroses. Depuis deux ans, je peux cueillir ces fleurs pour décorer la table de mon maître. Si tu n’avais pas été ce que tu es, il n’aurait pas cette beauté pour embellir sa maison.

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Chacun d’entre nous a son imperfection, son défaut qui lui est particulier. Nous sommes tous des pots fêlés. Reconnaissons et acceptons nos imperfections. Elles trouveront ainsi leur utilité pour fleurir le jardin de notre vie.

 

 

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