Accueil » Thérapies » En homéopathie, que signifient le chiffre et les lettres sur les remèdes

Des chiffres et des lettres pour informer de la concentration du remède

Sur les remèdes homéopathiques, il est noté après le nom du produit, un chiffre (ou un nombre) et deux lettres. Que signifient-ils ?

Pour mieux comprendre nous allons commencer par la dernière lettre.

La dernière lettre

La dernière lettre est soit un H pour Hahnemannienne, soit un K pour Korsakovienne.

Ce sont deux méthodes pour la fabrication des remèdes qui datent de l’époque d’Hahnemann, le fondateur de l’homéopathie. Leur différence réside dans l’importance du temps de dynamisation (agitation) et par des méthodes de dilutions un peu différentes.

Pour les hahnemanniennes, dans le passage d’une dilution à la suivante, le préparateur change de récipient. Si bien que chaque flacon correspond à une seule dilution.

Pour les korsakoviennes, le flacon est toujours le même. Il est vidé simplement entre chaque dilution… Par convention, il est considéré qu’il reste toujours une goutte. Ainsi, dans le récipient se trouvent la dernière dilution et toutes les autres qui ont précédé. Ceci en font des remèdes puissants, mais plus rares à trouver en France.

La première lettre

La première lettre correspond à la dilution : D pour décimale et C pour centésimale.

Les décimales sont obtenues par une dilution au 10e de la dilution précédente (une goutte de produit dans 9 gouttes d’eau).

Les centésimales sont obtenues par une dilution au 100e la dilution précédente (une goutte du produit dans 99 gouttes d’eau).

Entre chaque dilution, il est effectué un dynamisation qui consiste à une agitation du produit.

Le chiffre (ou le nombre)

Les chiffres écrits sur les tubes indiquent la dilution du remède.

Les remèdes homéopathiques sont réalisés à partir d’une préparation « souche » appelée teinture-mère (TM) directement issue de la plante. A partir d’elle, sont réalisées des dilutions soit décimales, soit centésimales.

En France, les dilutions vont de 1 DH (D pour décimale) à 30 CH (C pour centésimale). Mais des dilutions bien plus élevées sont autorisées dans d’autres pays pouvant aller à 400 voire 450 CH.

Les décimales sont utilisées sont les très basses dilutions (à partir de la TM) et les centésimales pour les plus élevées.

Pour passer de 4 CH à 5 CH par exemple, le préparateur prend 1 goutte de la solution de 4 CH qu’il mélange avec 99 gouttes d’eau, pour obtenir ainsi du 5CH. Il procède de même pour passer de 5 CH à 6 CH, et ainsi de suite. Sans oublier de faire entre chaque dilution, une agitation pour la dynamisation. Il y a donc 100 fois moins du produit dans le 5 CH que dans le 4 CH. Vous pouvez imaginer ce que cela donne pour le 30 CH… C’est pourquoi beaucoup critiquent l’homéopathie en disant qu’il n’existe plus de produit dans les hautes dilutions et donc qu’elles ne peuvent pas être actives. Mais c’est oublié que le produit conserve l’information de la plante… Il agit au niveau informationnel et non biologique comme les remèdes conventionnels. Il transmet une information à l’individu pour rétablir son équilibre et l’harmonie de son corps et de son esprit.

Quoi qu’il en soit, les basses dilutions (4 CH, 5 CH) sont utilisées préférentiellement pour les symptômes physiques. Les hautes dilutions ( 9 CH, 30 CH) sont prescrites pour les troubles psychiques : anxiété, insomnie… et les traitements de terrain.

En automédication

Si vous décidez de faire une automédication, n’utilisez que les basses dilutions. Car il se peut qu’avec des hautes dilutions vous provoquiez des réactions désagréables.

Lors du début d’un traitement homéopathique, il peut arriver qu’il y ait une aggravation temporaire des symptômes. C’est généralement un bon signe. Cela signifie que vous êtes sur le bon traitement et que l’organisme commence à réagir. Mais celle-ci ne doit être que temporaire, maximum 48 heures.

Prévenez votre médecin si l’aggravation persiste : il suffit en général de diminuer la dose.

Luc Bodin

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