Accueil » Evolution » Même si le chef a tort, le chef a raison

Ne jamais reconnaitre ses torts

Il y a quelques décennies étaient présentés des axiomes (humoristiques) définissant le chef. Le premier était : « Même si le chef a tort, le chef a raison »

Il semble que cet axiome soit devenu réalité face aux nombreux bugs (et volte-faces) du gouvernement réalisés durant la pandémie du Covid-19. Tout le monde en connait la liste, il est donc inutile d’épiloguer dessus. Le dernière en date est le fiasco européen concernant l’approvisionnement des vaccins.

Ce qui est regrettable, est que jamais, au grand jamais, nos gouvernants ne reconnaissent leurs erreurs… comme s’ils étaient omniscients et omnipotents. D’ailleurs il n’est pas rare de voir une personne changer de ministère comme si elle pouvait connaître aussi bien l’armée, que la santé ou la justice !

Autrefois Georgina Dufoix, une ex-ministre de la santé au temps du sang contaminé (par le VIH) avait même eu le toupet de dire qu’elle était responsable, mais non coupable… ce qui signifie qu’elle touchait le salaire de ministre mais ce qui se passait dans son ministère n’était pas de son ressort !!!

L’attrait du pouvoir et de tout ce qu’il comporte, semble bien plus fort que l’avis populaire. Elle est loin la démission de De Gaulle parce qu’un référendum lui avait donné tord… Aujourd’hui devant un tel événement, les dirigeants restent à leur poste, en disant simplement « Je vous ai compris !« . Or, cela est faux comme nous l’avons vu avec le refus par référendum du traité de Maastricht… qui a été ratifié plus tard par Sarkozy.

Mettre enfin de l’humanité dans la gouvernance

Or, nous aurions besoin aujourd’hui de dirigeants humains… des dirigeants qui expriment leur humanité… c’est-à-dire des dirigeants reconnaissants leurs erreurs (fautes d’informations adéquates), de dirigeants compatissants pour toutes les personnes sans travail aujourd’hui à cause des mesures qu’ils ont prises, des dirigeants compatissants concernant tous les décès par la Covid-19 (et leurs familles), des dirigeants conscients de l’augmentation du chômage, des dirigeants inquiets sur l’évolution de la dette nationale…

Mais tout cela est nié, refusé, occulté… alors que nous sommes tous conscients de la situation.

Les grandes écoles ou prétendues tel !

Est-ce qu’en faisant l’ENA ou Polytechnique, les individus subissent un tel lavage de cerveau qu’ils ne voient plus les conséquences de leurs actes sur la population ? Est-ce que c’est simplement les résultats boursiers de leurs donateurs qui est le plus important pour eux ? Dans leur cursus, les étudiants de ces écoles apprennent qu’ils sont les leaders de demain et que rien ne pourra se faire sans eux… Quelle prétention et surtout quelle erreur ! Personne n’est irremplaçable !

Quoi qu’il en soit, lorsque ces personnes se trouvent aux commandes notre pays, elles se serrent les coudes et se prennent pour les nouveaux Louis XIV ou Napoléon. Mais elles oublient qu’elles sont loin d’en avoir les capacités et surtout l’intelligence… Mais elles sont victimes du  » syndrome de Jérusalem  » et se prennent pour Dieu !!

Si c’est le cas, je les plains. Car comme tous les individus, ils sont libres de leurs choix, mais responsables des conséquences de leurs choix. Un jour ils auront à répondre de leurs actes, dans ce monde ou dans l’autre… La chute risque alors d’être sévère. Ils devraient y réfléchir. Plus nous avons de pouvoir, plus nous avons de responsabilités. Ils ont accepté le premier, ils sont donc responsables du second !

Être un grand dirigeant de ce monde induit de grandes responsabilités… sur les autres, mais aussi sur soi-même et l’évolution de son être. Tout ceci a immanquablement des répercussions.

Luc Bodin

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